La perte d’autonomie d’un proche peut entraîner un gros chamboulement dans le cocon familial. Pour certains, ce changement va avoir un effet fédérateur, pour d’autres, il peut générer d’importants conflits.

 

Chaque famille a ses règles, ses valeurs, son fonctionnement et son histoire. Chacun a un rôle au sein de la fratrie qui peut être modifié avec la dépendance ou la maladie. Et chacun réagit différemment face à la perte d’autonomie, aux questions et aux angoisses qui l’accompagnent. Cette situation stressante peut créer de nouvelles tensions ou réactiver des tensions latentes. Alors comment faire pour que le conflit n’ait pas un effet néfaste sur votre proche malade et sur le reste de la famille, dont vous ?

 

Déterminer la source du conflit

“Mon frère ne participe pas aux tâches pour aider maman au quotidien.”

“Mon mari refuse toute aide extérieure, c’est moi qui m’occupe de tout.”

“Entre frère et sœur, nous ne sommes jamais d’accord sur la gestion des choses.”

Comme chaque famille est différente, chaque conflit est différent. Les sources de conflit sont multiples. On retrouve généralement des problèmes liés à :

  • l’autorité parentale / la hiérarchie familiale
  • le lien conjugal
  • la peur ou le déni de la maladie
  • le manque de communication
  • d’anciennes disputes (rivalités, injustices passées…)
  • l’éloignement physique
  • difficultés financières
  • différence de mode/niveau de vie

Essayer en premier lieu de déterminer la source du conflit, vous pourrez plus facilement mettre en place des solutions.

 

Réapprendre à communiquer

Quand on regarde la définition du mot conflit, c’est  “la constatation d’une opposition entre personnes ou entités. Le conflit est chargé d’émotions telles que la colère, la frustration, la peur, la tristesse, la rancune…”. Modifier son quotidien, s’inquiéter pour un proche, ne plus avoir de temps pour soi sont des situations qui amènent facilement aux sentiments à la base de conflits. Il est donc important de communiquer sur ses ressentis

 

Quelques idées clés pour vous aider

Établir une bonne communication :

  • Autant que possible, ne pas juger : chacun fait face “comme il peut” à ce type de situation. Personne n’est préparé…
  • Avoir un discours clair, sans agressivité. Prenez des exemples et expliquez en quoi cela est difficile pour vous (parlez de vos ressentis)
  • Écouter pour être écouté en retour
  • Apprendre à demander au lieu de deviner
  • Trouver des solutions par la négociation
  • Ne pas laisser s’accumuler la frustration
  • Faire le point sur la situation que vous vivez et sur les besoins de chacun
  • Respecter les limites de l’autre et les vôtres

 

Être soutenu par des aides extérieures

Ce n’est pas forcément évident de rétablir la communication, surtout lorsque le lien est rompu depuis un moment. La majorité des associations qui accompagnent les aidants et leurs aidés sont sensibles à cette question. N’hésitez pas à parler de votre situation pour ne pas rester seul face à votre problématique.

 

Pour vous accompagner, vous pouvez également faire appel à un médiateur familial. Spécialiste du conflit, il peut vous permettre de clarifier la situation, tout en laissant l’ensemble des membres de la famille s’exprimer, et amener à renouer le dialogue.

 

Pour trouver le service disponible le plus proche de chez vous, vous pouvez vous adresser à :

  •   Association pour la médiation familiale (associations) : www.apmf.fr ou au 01 43 40 29 32,
  •  Fédération nationale de la médiation familiale (associations et médiateurs privés) : www.fenamef.asso.fr ou au 02 31 46 87 87.

Publié le 20/10/2017