Il y a tant de choses qu’on a tendance à garder pour soi sans en parler à quiconque. Des émotions que l’on contient, des pensées que l’on rumine seul… C’est souvent plus simple : pas facile de s’ouvrir pour partager avec quelqu’un nos doutes, nos peurs, nos hontes.

 

Pourtant, cela peut vous apporter un grand soulagement. 

 

La parole libère

 

Parler permet d’abord de mettre des mots sur ce qu’on ressent. Certaines de nos émotions sont troubles, difficilement perceptibles. Certains de nos sentiments nous déplaisent – haine, impuissance, culpabilité – nous préférons ne pas leur accorder trop d’attention.

Or, parler des émotions permet de les identifier, pour ensuite mieux les comprendre (pourquoi suis-je en colère ? Comment fonctionne ma colère ?), et finalement les accepter. C’est particulièrement important pour les émotions qui nous font souffrir : angoisse, accablement, rage…

 

A quoi sert ce travail sur nos émotions ? A évacuer la pression qu’elles génèrent en nous, à ne pas se laisser envahir. Donc, à s’épargner de la souffrance. Parce qu’une émotion contenue ou niée est vouée à grandir plutôt qu’à disparaître par enchantement.

Pour mieux comprendre ce qui se joue ici, voici le témoignage d’une personne, qui est écoutante dans une association de soutien aux aidants :

 

« Une dame qui soignait son mari depuis 20 ans, a pu s’autoriser à me dire la détresse, voire l’horreur, que représentait pour elle cet accompagnement qui n’en finissait plus. L’amour avait fait place à la haine. Et elle vivait une aventure avec un autre homme. Pouvoir le dire à quelqu’un, qu’elle ne connaissait pas et qu’elle ne rencontrerait jamais, ça lui a fait un bien fou. Elle a pu se délivrer de sa culpabilité.»

 

 

L’échange fait avancer ma réflexion

 

Parler, c’est aussi permettre une réflexion à deux sur un problème ou une situation. Rien qu’en verbalisant ce que j’ai en tête pour le rendre compréhensible par l’autre, je gagne du recul sur ma situation. Mais de plus, le point de vue de mon interlocuteur m’apporte un éclairage extérieur sur mon problème. Cet éclairage peut m’aider à prendre conscience de certaines choses, à avancer dans mon cheminement, à prendre des décisions plus constructives…

 

Bref, pour vous aidants, la parole est une étape-clé vers l’amélioration de votre situation d’aide, et vers un mieux-être. L’objectif étant de devenir serein, confiant, positif, en paix avec soi-même.

 

 

A qui parler ?

 

  • Un proche peu (ou pas) impliqué dans la situation d’aide
  • D’autres aidants, par le biais d’un groupe de parole / d’un café des aidants
  • Un ancien aidant, en appelant la ligne téléphonique Avec nos Proches

 

 

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