Dans la vie de chacun d’entre nous, parvenir à trouver sa place est un véritable défi.

 

Trouver sa place n’est pas possible dans  l’immédiateté, vers laquelle pourtant la société actuelle nous  pousse quotidiennement.

 

Auparavant, il faut pouvoir identifier qu’elle est cette place à laquelle nous aspirons, qui nous correspond, puis savoir comment l’adapter aux  nombreuses contraintes personnelles et socio-professionnelles existantes.

 

Trouver sa place devient possible lorsque nous commençons à savoir qui nous sommes. Pour cela, nous avons besoin de temps pour cheminer, en nous éveillant à ce que notre parcours de vie nous donne comme indices, tels des signaux d’orientation à l’image des cailloux semés par le Petit Poucet.

 

Lorsque nous trouvons enfin ce qui nous apparaît comme étant notre “juste place” nous avons besoin de temps pour nous l’approprier, pour nous harmoniser de cette place avec ceux et celles qui nous entourent (affectivement, familialement, socialement, professionnellement, culturellement).

 

Concernant ceux et celles que l’on nomme “les aidants”, qui l’ont anticipé comme un projet de vie ? Qui a choisi ou désiré de devenir un jour aidant ?

 

La place des aidants est particulière et singulière. D’une part, elle n’est pas convoitée par les aidants, et d’autre part, elle n’est pas toujours reconnue par tous ceux et celles qui ne sont pas concernés, qui bien souvent sont très loin d’imaginer, de se représenter ce que signifie être aidant dans la réalité du quotidien.

 

Pour autant, cette place existe bel et bien. Elle est la partie immergée de l’iceberg de la dépendance. Elle est la partie invisible des réalités des aidés. Elle est le ciment et le liant entre la personne qui a besoin d’aide et la société.

 

S’interroger sur la place de l’aidant au sein de la société c’est découvrir un passage que la vie emprunte silencieusement et discrètement à l’abri de l’agitation et la superficialité de nos vies dites « modernes ».

 

A contrario des nouvelles technologies et de la dématérialisation en vogue qui transforme le réel en abstrait, la place de l’aidant est concrète et ancrée dans la relation et l’échange direct avec « l’autre ».

 

Force, authenticité et profondeur semblent être les mots clés de cette place intensément humaine.

 

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Publié le 05/01/2018

Muriel Gaillard

Consultante – Formatrice

Diplômée en Ethologie