La motivation est la raison qui pousse un individu à agir. Dans le rôle d’aidant, on pense généralement que la motivation est l’amour qui nous lie à notre proche. Mais il n’y a pas que ça. C’est important de s’interroger sur les motifs qui nous poussent à être aidant car ils sont à la base de notre implication mais aussi car ils peuvent être à l’origine de conflits internes qui peuvent notamment amener le sentiment de culpabilité.

 

Comprendre et appréhender votre motivation d’aidant

Chaque aidant a des motifs d’aides différents qui peuvent être classés dans 3 catégories :

  • Les motifs d’ordre affectif et relationnel :

Par ex. “J’aime mon mari. Je veux prendre soin de lui.

  • Les motifs d’ordre moral et philosophique :

Par ex.: “J’aide mes parents parce qu’ils m’ont élevé. J’aurais l’impression de les abandonner.

  • Les motifs d’ordre matériel ou financier :

Par ex. “En gardant maman à la maison, sa retraite me permet de payer les factures et moi je m’en occupe.

 

A ces motifs vont venir se heurter vos valeurs, transmis par votre éducation, la société, votre culture, etc.

Par exemple, les motifs d’ordre matériel ou financier peuvent être mal vus car nos valeurs nous amènent à penser que “quand on aime, on ne demande pas d’argent.” Pourtant, ce qui compte c’est que l’objectif soit atteint, c’est-à-dire que votre proche soit en sécurité, bien soigné…

Il n’y a donc pas de bonne ou de mauvaise motivation, l’important étant le service rendu.

 

Attention à ne pas se laisser piéger par sa motivation

Chaque binôme aidant-aidé a une histoire particulière. Votre histoire personnelle va donc influencer votre motivation. Il faut faire attention à ce que ces motifs n’aient pas d’impact négatif sur vous ou sur l’aide donnée.

 

De multiples raisons peuvent vous pousser à redoubler d’attention envers votre proche, voire à le surprotéger et à vous oublier totalement comme la recherche de marques de reconnaissances, d’approbations, la quête de pardon, une promesse formulée, etc. Lorsque ces motivations ne sont pas satisfaites dans la relation d’aide, elles créent de la frustration et poussent à vouloir faire toujours plus, toujours faire mieux. Il faut faire attention à ce que ces motifs ne vous conduisent pas à l’épuisement et à la culpabilité.

 

La culpabilité, c’est cette petite voix qui arrive quand vous êtes à bout, que vous craquez et qui, pour vous punir, va vous pousser à mettre les bouchées doubles, jusqu’à l’épuisement. Alors plutôt que de laisser la culpabilité vous envahir, essayez de définir ses limites et ses besoins pour trouver un équilibre dans l’aide donnée.

 

Identifier et accepter sur ses motivations, c’est pouvoir travailler sur sa culpabilité et reprendre le contrôle de son rôle d’aidant pour se recentrer sur le plus important : sa relation avec l’autre.

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Publié le 04/08/2017

 

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