_AAA5149-def1-cmjn

copyright

 

Qu’il est doux de se sentir attaché.
Qu’il est important de se sentir détaché.
Qu’il est rassurant de se sentir en sécurité.
Qu’il est enivrant de se sentir libre.

 

Ce sentiment d’attachement nous fait ressentir la force et la puissance du lien qui nous lie à nos proches. Ce lien est la ligne de vie qui symbolise notre besoin et notre capacité à vivre ensemble. Il s’active dans une dynamique « extérieur – intérieur ».

 

C’est par la présence de l’autre, en allant à sa rencontre, en s’autorisant à recevoir ses attentions envers nous que nous validons et nourrissons le lien qui nous relie. L’attachement en nous guidant vers l’extérieur favorise notre empathie, notre altruisme et nous révèle nos qualités humaines, notre savoir être, notre humanité.

 

C’est en nous recentrons que nous ramenons en nous les émotions partagées lors de nos différents échanges et partages. Cette intériorisation est une forme de capitalisation émotionnelle qui vient nourrir notre socle émotionnel.

 

L’attachement est un trait d’union entre les êtres qui agit aussi bien en « mode conducteur » qu’en « mode isolant », selon les situations, selon ce que nous décidons.

 

Le détachement est une phase essentielle, éminemment constructive qui peut être volontaire ou involontaire.

 

Lorsque la proximité du lien est ressentie comme excessive, nous adoptons des attitudes et comportements de distance et de différenciation. Ainsi nous recréons de l’espace qui permet une fluidité dans les échanges. C’est ce détachement qui est le rempart à la dépendance affective, et le garant d’une relation libre et respectueuse.

 

Le détachement intervient également lors d’événements douloureux, généralement subis, donnant lieu à une séparation temporaire ou définitive. Ce type de détachement enclenche un processus de deuil qui est spécifique et unique selon les individus et le contexte environnemental.

 

Ainsi le détachement est un remaniement de l’attachement qui se construit et s’adapte tout au long de notre existence.

 

Le reflet de notre parcours affectif est semblable aux cimes montagneuses, discontinues en continue, parfois anguleuses, parfois arrondies par l’érosion du temps qui passe.

 

Cette ligne qui s’inscrit de notre naissance à notre mort se dessine en alternance de points plus ou moins hauts et de points plus ou moins bas dont la vision finale est singulière et harmonieuse.

 

 

Muriel Gaillard

Consultante – Formatrice

Diplômée en Ethologie

Logo Occatio