La résilience est ce processus par lequel la vie poursuit son avancée dans le temps, en intégrant les épreuves, en cicatrisant les blessures, en libérant le potentiel de développement et de création existant.

 

Ce processus est rendu possible lorsqu’il peut s’appuyer sur un ou des tuteurs de résilience. Le tuteur de résilience est souvent un tiers, une personne qui donne confiance, qui apaise, qui rassure et qui donne envie de regarder vers demain et d’aller au devant de la vie.

 

L’aidant en assumant la responsabilité d’accompagner la personne aidée dans ses actes quotidien est une figure de soin et de proximité, dite figure d’attachement. De fait, la présence de l’aidant peut-être considérée comme sécurisante. Cet aspect caractéristique de l’aidant le positionne quasi naturellement à la place de tuteur de résilience.

 

L’aidant agit de sorte à ce que l’aidé puisse s’appuyer sur lui / sur elle. Au-delà d’un appui physique concret et réel, l’aidant grâce à sa qualité relationnelle et affective peut également se retrouver, sans que lui et l’aidé en aient conscience, à la place de tuteur de résilience, en apportant également un appui psychique et émotionnelle.

 

La résilience en s’exprimant individuellement (avec la possibilité de s’élargir à un cercle collectif dans un 2ème temps), est un pont vers la construction individuelle et l’autonomisation, sachant que les différentes d’autonomie sont : l’autonomie physique, l’autonomie psychique et l’autonomie affective. Ainsi, favoriser un processus de résilience c’est être dans une dynamique d’autonomisation de l’autre, dans une volonté de respecter sa liberté, dans une intention de le reconnaître à la fois comme différent et semblable, comme une personne à part entière et en devenir, quelque soit son niveau d’autonomie.

 

Par ailleurs, les réalités de vie de l’aidant perçues par les personnes de son entourage, peuvent avoir un impact positif et stimulant sur ces personnes, qui en côtoyant l’aidant peuvent s’imprégner de cette force vitale qui l’anime et l’accompagne jour après jour. Ainsi l’aide que l’aidant apporte et son investissement au quotidien peuvent rayonner au-delà de la personne aidée.

 

Il convient de rappeler que le tuteur de résilience ne s’identifie pas en tant que tel car cette place particulière résulte de critères de choix et d’une alchimie que l’on ne peut ni contrôler, ni maîtriser, ni imposer.

 

A l’image du mouvement du vivant, la résilience et ses tuteurs sont libres, authentiques et secrètement puissants.

 

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Publié le 11/12/17

 

Muriel Gaillard

Consultante – Formatrice

Diplômée en Ethologie