Dans le diabète de type II (appelé aussi DNID : diabète non insuline dépendant), les muscles ne consomment plus le sucre
correctement, l’insuline, hormone régulatrice de la glycémie, perd de son efficacité. Or un taux de sucre à jeun et après repas trop élevé à des conséquences dommageables sur la santé. On dit alors que l’organisme est « résistant » a l’insuline ou bien que la sensibilité à l’insuline baisse.

Les études montrent que l’activité physique permet de réduire cette résistance. Entendons par activité physique, des efforts bien choisis et d’une certaine intensité. La sédentarité est un facteur déterminant dans la l’apparition du DNID, c’est pourquoi elle est systématiquement recommandée comme moyen de prévention. Dans ce cadre, toute activité qui produit un effort physique est bénéfique.

Pour être plus précis, deux familles d’exercices se distinguent et donnent de bons résultats : les activités d’endurance (marche, vélo, jogging) et les activités de résistance : gymnastique, musculation… Avec une meilleure efficacité pour l’endurance mais la combinaison des deux semble être la solution la plus efficace. L’intensité suffisante (entre 50 et 70% de sa capacité en endurance) et la fréquence (2 à 3 fois par semaine) sont des facteurs d’efficacité accrue.

Dès le début de l’effort, la glycémie baisse immédiatement et peut durer jusqu’à 16 heures après la fin de l’exercice. Les effets de l’activité physique sont donc instantanés et durent dans le temps d’où la possibilité de gérer les rations alimentaires en conséquence.

Dans le cas d’un DNID le risque de chute brutale de la glycémie dès le début de l’effort est possible. Aussi il est important d’éviter les efforts violents  et de prévoir une réserve de sucre de secours sous forme de boissons, gâteau, bonbon ou mieux pierres de sucre. Nous vous conseillons pour ces mêmes raisons de ne pas pratiquer seul une activité physique.

Pour savoir Comment reprendre une activité physique, lisez nos conseils.

Réédité le 15/03/2018