Votre proche est une personne dépendante ou âgée.
Votre proche est atteint d’une maladie grave ou chronique.

Il se peut qu’à certains moments, votre proche soit gêné par des troubles urinaires, c’est-à-dire l’ensemble des symptômes qui rendent la miction problématique. Ces troubles peuvent  prendre plusieurs formes :

  • l’incontinence urinaire, c’est-à-dire la perte involontaire des urines ou une incapacité à les retenir. Elle constitue le trouble le plus fréquent chez les personnes âgées ou dépendantes ;
  • des dysuries, c’est-à-dire des difficultés à émettre ses urines avec des jets d’urine faibles, éventuellement hachés.
  • des infections urinaires qui se manifestent par des brûlures en urinant ;
  • des polyuries, c’est-à-dire une augmentation du volume des urines ;
  • des anuries, c’est-à-dire une diminution du volume d’urines ;
  • des pollakiuries, c’est-à-dire des urines fréquentes.

 

Les troubles urinaires peuvent être :

  • la conséquence d’une maladie, par exemple d’origine prostatique chez l’homme, utérine chez la femme, ou encore liées à des infections, des tumeurs du rein ou de la vessie ;
  • dues à la dégradation des fonctions physiologiques chez les personnes âgées, par exemple du fait de la contraction moins puissante des fibres musculaires de la vessie.
  • liées à un état de fatigue extrême qui peut provoquer la perte transitoire du contrôle des urines.

 

Lorsque l’un de ces symptômes apparaît, il est indispensable d’en parler rapidement au médecin qui pourra déterminer le trouble urinaire dont est atteint votre proche et mettre en place un traitement adapté.

 

Pour la personne âgée ou dépendante, le trouble urinaire le plus fréquent est l’incontinence urinaire. Ce trouble impacte plus ou moins fortement l’image de soi des personnes qui en sont atteintes. C’est un sujet souvent tabou qu’il convient d’aborder avec pudeur et délicatesse en s’efforçant d’éviter la dramatisation de ce symptôme lorsqu’il survient.

 

Voici quelques conseils pour aider votre proche atteint d’incontinence urinaire :

  • boire à sa soif, ni trop, ni pas assez, en adaptant la consommation d’eau, en buvant de préférence, en début de journée et en évitant de boire en soirée si les fuites surviennent plutôt la nuit ;
  • réduire la consommation du café et des boissons alcoolisées qui sont des diurétiques, c’est-à-dire qu’ils augmentent la sécrétion urinaire ;
  • éviter la constipation en ayant une alimentation adaptée ;
  • habituer la vessie à aller aux toilettes à heures fixes afin de limiter le nombre de mictions quotidiennes ;
  • adapter l’environnement de votre proche, si possible en lui facilitant un accès rapide aux toilettes ;
  • procurer à votre proche les aides disponibles pour marcher et  faciliter ses déplacements.

 

Lorsque l’incontinence urinaire altère physiquement et psychiquement le cours normal de la vie, le recours à des protections est possible et peut devenir indispensable. Il existe aujourd’hui de nombreuses sortes de protection tant pour les femmes que pour les hommes, vendues en pharmacie ou en grandes surfaces.

Parfois, le port de protections peut provoquer une irritation de la peau. Le changement fréquent des protections, des toilettes intimes régulières et l’application éventuelle d’onguent à base de zinc préviennent l’apparition de ces irritations.

Si le port de protections est jugé trop inconfortable par votre proche, le médecin peut proposer d’autres solutions. Dans ces situations, la relation de confiance entretenue avec le médecin est précieuse pour aborder avec lui toutes les questions de votre proche et les vôtres.

 

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Réédité le 02/03/2018