S’il est vrai que certaines précautions sont à prendre, l’adaptation au plus prés des capacités est indispensable. C’est pourquoi il faut bien analyser l’activité physique en tenant compte de la condition physique et psychique de la personne.

 

La marche est une activité de base qui souvent conditionne la conservation de la mobilité donc de l’indépendance. Choisir un parcours proposant des endroits pour effectuer des pauses (bancs publics, arrêts de bus,…) est une précaution à prendre. Nulle notion de vitesse ou d’intensité à cet âge ! La fréquence cardiaque maximale est très vite atteinte à 90 ans, compter théoriquement 220 – l’âge=130 battements / minute or la fréquence cardiaque au repos se situe majoritairement à cet âge autour de 90 battements/minute. Cela  laisse très peu de « marge » !

La gymnastique sur chaise permet le maintien des amplitudes articulaires et de la conservation de la force. Une bouteille d’eau peut servir de charge pour faires des mouvements de bras. Lever le bras aussi haut que possible au dessus de sa tète est un exercice simple et concret. Il s’apparente a l’acte d’ouvrir un placard haut situé et d’en sortir des assiettes. Une pratique régulière et douce, c’est à dire lentement et sans douleur, suffit pour obtenir des résultats.

 

L’activité physique est possible à 90 ans et plus à condition de bien respecter le potentiel de chacun. Et au delà de l’exercice en tant que tel, rester actif à 90 ans signifie simplement avoir des occupations énergivores comme  faire le ménage, jardiner, faire ses courses, se déplacer avec aisance. Une règle transversale à toute la population est de pratiquer à une intensité modérée pour limiter les risques (dont cardiovasculaire).

Toutefois un corps habitué à l’effort ne s’impose comme limite que le vieillissement normal, alors puissent ces activités durer!