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La naissance d’un enfant bouleverse nécessairement la vie de famille. Les parents se trouvent obligés de réorganiser leurs habitudes de vie, leur environnement…pour lui faire une place.

Mais que se passe t’il lorsque cet enfant n’est « pas comme les autres »? Lorsqu’on lui détecte un handicap ? Comment la famille réussit-elle à faire face et à réorganiser son quotidien pour y intégrer la différence ?

Vous trouverez à travers ce dossier quelques  réponses à ces interrogations.

 

La scolarisation

 

Vous trouverez toutes les informations sur la scolarisation d’un enfant en situation de handicap, tel que l’établissement scolaire de référence, les dispositifs adaptés, le projet personnalisé de scolarisation, l’équipe de suivi, l’enseignant référent… sur la page que nous avons faite via le lien

http://www.aveclesaidants.fr/conseils/parcours-pour-une-scolarite-adaptee/

 

Pour compléter ces informations vous pouvez aussi consulter les liens :

http://www.aveclesaidants.fr/dossiers/la-scolarisation-des-enfants-en-situation-de-handicap/

http://www.aveclesaidants.fr/dossiers/la-scolarisation-des-eleves-handicapes-2/

 

 Zoom sur les ULIS : Unité Localisée pour l’Inclusion Scolaire

Les ULIS sont des dispositifs qui permettent aux enfants en situation de handicap de poursuivre  à la fois des apprentissages adaptés à leurs potentialités et leurs besoins, et d’acquérir des compétences sociales et scolaires.

Elles se trouvent à l’intérieur d’une école (maternelle ou primaire, d’un collège ou d’un lycée. La classe de référence de l’élève est la classe qui correspond à son âge en lien avec son Projet Personnalisé de Scolarisation (PPS). L’élève bénéficie d’une organisation prévoyant des temps d’enseignements dans sa classe et des temps en petit groupe.

Les enfants accueillis en ULIS sont ceux, qui en plus des aménagements, des adaptations pédagogiques et des mesures de compensation mis en œuvre, ont besoin d’un enseignement adapté dans le cadre d’un regroupement.

Pour savoir où se trouvent les ULIS proches de chez vous vous pouvez consulter le site de l’inspection académique de votre département ou vous renseigner auprès de l’enseignant référent de votre enfant.

C’est la Commission des droits de l’Autonomie de la MDPH qui décide si l’enfant peut être accueilli en ULIS ou non. L’admission de l’élève est ensuite prononce par le directeur de l’école ou le chef d’établissement.

 

Zoom sur les ITEP : Instituts Thérapeutiques Educatifs et Pédagogique

Les ITEP sont les anciens Instituts de Rééducation (IR) réformés par le décret n)2005-11 du 6 janvier 2005. Ils accueillent des enfants ou adolescents présentant des troubles du comportement importants, sans pathologie psychotique ni déficience intellectuelle, dont l’expression perturbe gravement la socialisation et l’accès aux apprentissages

Les modalités d’accompagnement sont multiples : internat, semi-internat, internat modulé, accueil de jour et avec un Service d’éducation spéciale et de soins à domicile (SESSAD).

L’enfant est accueilli par une équipe pluridisciplinaire : médicale, paramédicale, enseignante et psychologique, qui propose un Projet Personnalisé d’Accompagnement (PPA) en collaboration avec ses parents. Ce projet prend en compte le projet de l’établissement, les actions pédagogiques, éducatives et thérapeutiques pouvant être mise en œuvre pour l’enfant et répond aux préconisations du Projet Personnalisé de Scolarisation (PPS) de l’enfant.

Les ITEP ont pour missions :

  • d’accompagner le développement des enfants au moyen d’une intervention interdisciplinaire, thérapeutique, éducative et pédagogique,
  • de maintenir le lien avec le milieu social et familial des enfants,
  • de favoriser l’intégration en milieu scolaire ordinaire ou adapté,
  • d’assurer un suivi des enfants durant les trois années après leur orientation.

Pour que votre enfant soit accueilli en ITEP, il faut une décision de la CDAPH.

Vous trouverez les coordonnées des ITEP de votre région auprès de la MDPH ou des Centres Régionaux pour l’Enfance et l’Adolescence Inadaptées (CREAI).

 

Les aides aux transports

Vers les établissements scolaires

Tout élève handicapé qui, en raison de son handicap, ne peut pas utiliser les moyens de transport en commun pour se rendre à son établissement scolaire, peut bénéficier du remboursement des frais de transport exposés. Ces frais sont remboursés directement aux familles, ou aux intéressés s’ils sont majeurs, ou à l’organisme qui en a fait l’avance, par le département du domicile de l’élève.

Exception : dans la région Ile de France, les frais de transport individuels des élèves handicapés vers les établissements scolaires sont supportés par le Syndicat des transports d’île de France.

Pour bénéficier de ce remboursement, l’élève doit :

  • être scolarisé en milieu ordinaire, dans un établissement d’enseignement général, agricole ou professionnel, public ou privé ;
  • présenter un taux d’incapacité   égal ou supérieur à 80%, sans autre condition, ou bien égal ou supérieur à 50 % pour les élèves fréquentant un établissement scolaire ordinaire et bénéficiant d’une rééducation ou de soins au titre de l’éducation adaptée, constaté par la CDAPH  . Ce taux doit être égal ou supérieur à 80%, sans autre condition, ou bien égal ou supérieur à 50 % pour les élèves fréquentant un établissement scolaire ordinaire et bénéficiant d’une rééducation ou de soins au titre de l’éducation adaptée.

Pour en faire la demande il convient de s’adresser au chef de l’établissement scolaire que fréquente l’enfant handicapé qui fera la demande auprès du département concerné.

 

Vers les établissements d’éducation adaptée

Le coût des transports collectifs des enfants placés en externat ou en semi-internat dans un établissement d’éducation adaptée, sont pris en charge par l’établissement d’accueil, lui-même financé par la sécurité sociale.

Mais « compte tenu du caractère imprécis et particulièrement flou du texte prévoyant ce financement, un doute subsiste quant à la situation des enfants internes, d’une part, et des enfants dont le transport est individuel d’autre part. Jusqu’à une date récente, les budgets alloués aux IME   les prenaient tous en compte. Les frais de transport de ces enfants étaient donc pris en charge par l’établissement. Or il s’avère que des IME   ne disposent plus des budgets leur permettant de financer les transports individuels des enfants qu’ils accueillent. Cette situation découle a priori de l’entrée en vigueur de la Prestation de compensation qui a notamment pour vocation d’aider financièrement les personnes handicapées à faire face aux surcoûts liés à leurs frais de transport. », explique l’UNAPEI.

Cette mesure s’applique aux catégories d’établissements suivantes :

  • les maisons de réadaptation fonctionnelle ;
  • les établissements recevant des enfants inadaptés ;
  • les établissements recevant des mineurs infirmes moteurs cérébraux ;
  • les établissements recevant des enfants ou adolescents atteints d’infirmités motrices ;
  • les établissements recevant des enfants ou adolescents atteints de déficiences sensorielles.

 

Les services médico-sociaux

 les CAMSP : Centre d’Action Médico-Sociale Précoce

 

Ils ont pour objet le dépistage, la cure ambulatoire et la rééducation des enfants handicapés de moins de 6 ans (quelques soit le handicap), en vue d’une adaptation sociale et éducative dans leur milieu naturel. L’objectif est de les conduire au maximum de leurs potentialités, de les aider dans l’acquisition de leur autonomie et de développer leurs capacités de communication.

Ils se situent dans les locaux d’un établissement (centre hospitalier, PMI (Protection Maternelle et Infantile), CMPP (Centre Médico-Psycho-Pédagogique)) ou au domicile des familles.

L’équipe est composée de médecins spécialistes (pédiatres, psychiatres), de personnel de rééducation, d’auxiliaires médicaux, de psychologues, d’assistantes sociales et d’éducateurs de jeunes enfants… En fonction du projet individualisé d’accompagnement de l’enfant, travaillé en collaboration avec les parents, elle peut:

  • assurer la prévention d’éventuelles difficultés,
  • mettre en place un suivi régulier d’aides et de soins,
  • envisager l’orientation de l’enfant vers un service approprié dans le traitement de ses difficultés spécifiques.

L’accord de la CDAPH n’est pas indispensable pour un premier accueil, mais devient nécessaire au-delà de 6 mois de prise en charge.

Renseignez-vous auprès de votre médecin, de l’hôpital, de la PMI ou des services de santé scolaire qui suivent votre enfant.

 

 Les SESSAD : Services d’Education Spéciale et de Soins à domicile (SESSAD)

Ils interviennent davantage sur le plan éducatif que les CAMPS, et peuvent accueillir en principe des enfants de 0 à 20 ans (selon les services). Généralement, les SESSAD agissent directement dans les lieux de vie de l’enfant : domicile, crèche, école maternelle. Leur objectif est d’accompagner l’enfant afin d’élaborer un projet individuel précisant les objectifs et les actions des divers intervenants. L’équipe est composée de psychologue, psychomotricien, orthophoniste, éducateur spécialisé, kinésithérapeute, ergothérapeute et parfois enseignants spécialisés.

C’est la CDAPH   qui oriente un enfant vers un SESSAD  .

 

 Les CMPP : Centre Médico-Psycho-Pédagogiques (CMPP)

Les CMPP sont des centres de consultation, de diagnostic et de soins ambulatoires, non sectorisés, recevant des enfants et adolescents âgés de 0 à 18 ans, ainsi que leur famille.

Ils accompagnent les enfants qui présentent des difficultés scolaires, des troubles psychomoteurs ou des troubles du comportement en mettant en œuvre une action éducative et thérapeutique.

Les interventions s’effectuent exclusivement sous la forme de consultations de quelques heures par semaine, le but étant de maintenir l’enfant dans son cadre de vie (famille, école, etc.).

 

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Publié le 26/04/2016