Votre proche est atteint d’une maladie grave ou chronique.
Votre proche est une personne dépendante ou âgée.
Il se peut qu’à certains moments de l’évolution de sa maladie ou de sa dépendance, il rencontre des troubles du sommeil.

Voici quelques conseils pour l’aider à améliorer son sommeil, mais aussi pour éviter de vous épuiser.

Il est important de ne pas confondre, évolution de la qualité du sommeil et troubles du sommeil.

Après 65 ans, le sommeil évolue : nuits plus courtes, réveils plus fréquents, sommeil fractionné sur la journée. Ces modifications d’ordre physiologique chez les personnes âgées sont source de plaintes et débouchent trop souvent sur une prescription de somnifères. Or, les somnifères peuvent provoquer des effets néfastes comme des chutes et troubles de la mémoire.

Les troubles du sommeil apparaissent fréquemment chez les personnes atteintes de maladies chroniques ou de maladies graves, ainsi que chez les personnes âgées ou dépendantes.

Leur principale cause est souvent l’anxiété générée par la maladie ou le vieillissement, ainsi que les apnées du sommeil. Ces troubles peuvent être amplifiés par certains symptômes – douleurs, gênes respiratoires, confusion, incontinence ou besoins fréquents d’uriner -; par certains médicaments – caféine, corticostéroïdes. Il est donc essentiel d’en parler avec le médecin traitant.

Ces troubles peuvent être traités ou tout du moins être atténués grâce à un environnement adapté de la chambre – lumière de veille par exemple-; une collation avant le coucher ; une musique relaxante. En fonction de l’état de la personne et de ses envies, la pratique d’une activité physique adaptée ou d’une activité intellectuelle dans la journée peut favoriser son endormissement et améliorer la qualité du sommeil.

Le médecin peut parfois être amené à prescrire un traitement. Un soutien psychologique peut aussi être proposé.

Votre proche passe peut-être de plus en plus de temps à dormir. Vous n’arrivez plus à le réveiller.

Il est important de le laisser se reposer quand il en ressent le besoin. Vous pouvez néanmoins, pendant son sommeil, le toucher, le masser, lui parler doucement ou lui faire écouter de la musique qu’il apprécie. Bien que votre proche ne vous réponde pas, il peut entendre. Toutes vos attentions contribueront à l’apaiser.

Pendant cet accompagnement, pensez aussi à ne pas vous épuiser. Des aides et des relais peuvent être sollicités par une assistante sociale : gardes-malades, auxiliaires de vie, bénévoles, etc.

Centre National de Ressources Soin Palliatif
www.soin-palliatif.org