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La naissance d’un enfant bouleverse nécessairement la vie de famille. Les parents se trouvent obligés de réorganiser leurs habitudes de vie, leur environnement…pour lui faire une place.

Mais que se passe t’il lorsque cet enfant n’est « pas comme les autres »? Lorsqu’on lui détecte un handicap ? Comment la famille réussit-elle à faire face et à réorganiser son quotidien pour y intégrer la différence ?

Vous trouverez à travers ce dossier quelques  réponses à ces interrogations.

 

Les modes de garde réguliers

Avant 3 ans, l’enfant n’est pas soumis à l’obligation scolaire.

Si les parents travaillent ils doivent  donc confier leur enfant soit à une assistante maternelle agréée soit en crèche (ou halte-garderie). Un enfant atteint de handicap peut y être accueilli dans les mêmes conditions que les autres. Il faudra tout de  même leur préciser les besoins particuliers de l’enfant concernant notamment sa santé et sa sécurité (convulsions, trouble de la déglutition, postures particulières..) afin de prévoir des dispositions particulières si nécessaire. Les professionnels de la Protection Maternelle et Infantile peuvent vous accompagner.

Des structures plus spécialisées existent pour l’enfant qui ne peut pas intégrer le milieu ordinaire ou qui a besoin d’un suivi particulier en parallèle telle que les pouponnières à caractère sanitaire.

Les pouponnières à caractère sanitaire accueillent, jour et nuit,  les enfants plus lourdement handicapés, âgés de 0 à 3 ans, dont l’état de santé nécessite des soins médicaux que les parents ne peuvent donner seuls à domicile. L’équipe est composée de puéricultrices, d’éducatrices et de psychologues, et suivant les besoins de personnel spécialisé.

Les enfants y sont orientés sur proposition médicale, avec une prise en charge par la sécurité sociale.

En parallèle les CAMSP (Centre d’Action Médico-Sociale Précoce) peuvent aider à l’adaptation sociale et éducative des enfants dans leurs lieux de vie (crèche, halte-garderie, maternelle…). Ce sont des établissements de prévention et de soins pour les enfants âgés de 0 à 6 ans atteints d’un handicap mental (moteur ou sensoriel). Ils ont pour mission de conduire l’enfant au maximum de ses potentialités.

 

Les modes de garde occasionnels

 

Au-delà de votre organisation régulière, il peut arriver à un parent, d’avoir envie de souffler un peu, se distraire, vivre des moments seuls, en couple, ou entre amis… Pour ce faire il est possible de rémunérer une baby Sitter, et pour en trouver une on fait souvent appel à nos réseaux sociaux ou à des petites annonces dans les journaux, commerces ou les structures fréquentées par des enfants telles que les crèches, les écoles, les centres de loisirs…

Il existe aussi des services d’aide à domicile qui proposent de la garde d’enfant ponctuelle.

Le handi-sitting consiste à faire appel à une baby Sitter ayant de l’expérience avec les enfants en situation de handicap. Vous pouvez aussi vous adresser à des écoles qui forment des étudiants pour travailler dans le milieu du handicap (école d’éducateurs spécialisés, d’ergothérapeutes, d’infirmières, ou encore école du secteur sanitaire et sociale..).

Le Relais Assistantes Maternelles pourra vous aider dans ces démarches.

Vous pouvez également essayer de contacter des organismes qui proposent du bénévolat, comme par exemple :

  • le Service enfants handicapés de la fondation Pompidou qui propose l’intervention de bénévoles venant s’occuper de votre enfant à domicile. Pour en savoir plus vous pouvez consulter le lien suivant : http://www.fondationclaudepompidou.fr/actions-et-projets/le-benevolat.html
  • L’association « Sos mamans urgences » dont le but est de dépanner immédiatement et temporairement des parents. Elle propose des gardes d’enfants ponctuelles (demi-journée ou journée) par une bénévole. Il faut que votre domicile soit situé à proximité d’une section (nombreuses sont sur Paris, Nord Ouest et Lyon) :  http://www.sosurgencesmamans.com/

Enfin il existe des solutions appelées « solution de répit » qui permettent à un parent de laisser son enfant en garde, pour la journée (accueil de jour) ou plusieurs jours (hébergement temporaire), afin d’éviter l’épuisement, et se consacrer davantage de temps pour l’épanouissement de sa vie personnelle, professionnelle ou sociale : l’accueil temporaire. Il s’agit de la possibilité pour les personnes en situation de handicap (enfant ou adulte) d’être accueillies dans un établissement médico-social pour une durée déterminée, à temps complet ou temps partiel, avec ou sans hébergement. Il vise à développer ou à maintenir l’autonomie de l’enfant, et à faciliter ou préserver son intégration sociale. En principe il peut être mis en œuvre dans tous les établissements d’enseignement et d’éducation spéciale pour enfants et adolescents ou dans les établissements exclusivement consacrés à l’accueil temporaire.

 

Le GRATH (Groupe de Réflexion et réseau pour l’Accueil Temporaire des personnes en situation de Handicap) a mis en place un site (Sarah) qui permet de rechercher des places d’accueil temporaire en fonction de la période choisie et de votre région : http://www.accueil-temporaire.com/sarah-en-quelques-mots

 

Pour plus d’informations nous vous invitons aussi à consulter le lien suivant : http://www.accueil-temporaire.com/solutions-en-milieu-institutionnel-2-170.html

 

A noter que pour être admis en accueil temporaire dans un établissement il faut effectuer une demande préalable auprès de la MDPH (Maison Départemental pour les Personnes en situation de Handicap). Mais en cas d’urgence et à titre dérogatoire, le directeur peut prononcer l’admission directe d’un personne handicapée présentant un taux d’incapacité au moins égal à 80% pour des séjours inférieurs à 8 jours pour les enfants.

 

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Publié le 11/03/2016