Que dois-je savoir ?

Le terme d’aidant familial désigne les personnes venant en aide à une personne dépendante et/ou handicapée faisant partie de leur entourage proche. Etre aidant peut sembler naturel, aller de soi; les personnes qui aident un proche ne se considèrent d’ailleurs pas en premier lieu comme “aidants” mais plutôt comme des parents, enfants ou conjoints avant tout. L’aide apportée au quotidien dans la vie de l’aidé peut cependant prendre de plus en plus de place dans la vie de l’aidant, sans pour autant qu’elle ne soit reconnue en tant que métier à part entière.
Dans la relation d’aide, la question financière se pose forcément, quelle qu’en soit la raison. Que l’on travaille ou que l’on soit chômeur, que l’on dispose de revenus aisés ou plus modestes, le recours à une aide financière fait partie intégrante du rôle d’aidant.

Que peut-il se passer ?

En fonction de sa maladie et de la situation, l’aidé peut prétendre à certaines aides financières. Ces aides sont bénéfiques aussi bien pour l’aidé que pour l’aidant. L’aidé a en effet besoin de soins appropriés, et l’aidant, quant à lui, peut y voir un moyen d’alléger sa tâche au quotidien, de s’accorder du répit. Le cas échéant, l’impact sur la santé de l’aidé et celle de l’aidant, ainsi que sur la qualité de l’aide peut se faire ressentir . Demander une aide extérieure ne signifie pas pour autant se décharger de l’aide ou abandonner son proche, mais reflète la nécessité d’être soutenu, dans un intérêt commun. Autant que faire les courses ou s’occuper de la toilette de l’aidé, faire la demande d’une aide financière relève du rôle de l’aidant.

Que faire ?

Si l’aidant souhaite et/ou éprouve le besoin d’obtenir une aide financière, il faut en faire la demande auprès de son médecin, des mutuelles de l’aidant et de l’aidé, de l’assistante sociale, de la mairie, de la Maison Départementale des Personnes Handicapées ou l’Allocation Personnalisée d’Autonomie pour les personnes âgées. Ces démarches administratives peuvent être coûteuses en temps et en énergie mais restent nécessaires.

Si l’aidant ne souhaite pas obtenir d’aide alors qu’il pourrait y prétendre, nous pouvons questionner la signification de ce dédommagement, la culpabilité ou aux autres ressentis que cela peut engendrer.
Ces questions peuvent être à l’origine des situations de surmenage et sentiments d’épuisement que les aidants peuvent vivre.

Des psychologues sont à votre pour élucider ces questionnements et avancer vers un meilleur bien-être.
L’association Le Passe-Âge met en place pour vous une ligne d’écoute où des psychologues vous répondent de manière anonyme et gratuite : 0800 800 180.